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LA PECHE A LA NYMPHE                    
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Certainement la plus difficile et la plus passionnante de toutes les pêches à la mouche, la nymphe exige une technique parfaitement maîtrisée. Elle est surtout adaptée aux rivières larges aux eaux claires, en règle générale elle se pratique à vue !

Résultat de la pêche à la nymphe Cette technique est née à la fin du 19ème siècle grâce à un anglais, G.E.M. Skues qui a fait évoluer la pêche en noyée en lançant en amont et en modifiant l’aspect et la taille des mouches. Une cinquantaine d’années plus tard sont apparues les premières nymphes lestées, pour pêcher à vue dans les eaux profondes, invention d’un autre anglais Franck Sawyer. Sa Pheasant Tail a rapidement fait le tour du monde et demeure aujourd’hui encore un montage de référence. Comme leur nom l’indique, les nymphes imitent les insectes au stade nymphal ou larvaire, mais aussi les autres proies naturelles des truites et ombres comme les crustacés, gammares, crevettes, aselles mais aussi les mollusques, petits escargots.

Tout l’art et la manière de cette pêche consiste à laisser dériver la nymphe naturellement dans le courant, dans la veine d’eau nourricière qui l’amènera directement au poisson ! Selon l’activité alimentaire du poisson convoité, la nymphe lui est présentée dans les différentes couches d’eau, juste au-dessus du fond, entre deux eaux ou sous la surface. Même si elle demeure possible tout au long de la saison, les meilleures périodes pour pêcher en nymphe sont les mois d’été, lorsque les eaux basses et claires facilitent le repérage des poissons.



Un peu d’entomologie…

Comme avec toutes les autres mouches artificielles, le choix de la bonne nymphe dépend du type d’insectes dont les poissons se nourrissent au moment de la partie de pêche. Même s’il en existe beaucoup d’autres, il s’agit principalement de trois ordres d’insectes : ordre des Ephemeroptera, des Trichoptera et des Plecoptera. Leurs membres sont imités à leur stade larvaire, pupal et nymphal, le plus important étant d’en approcher la taille.

La plupart des larves d’éphémères possède une petite tête avec des yeux, le thorax divisé en segments et deux à trois cerques selon l’espèce. Quant à la taille, il est conseillé d’en posséder une grande variété, du n° 18 au n° 10 voire 8 pour la grande Ephemera Danica. Les coloris naturels couvrent une vaste gamme de nuances, du crème au marron, du vert clair au vert olive, du gris au noir.

Les imitations de larves de trichoptères à fourreau sont toujours plombées afin qu’elles puissent évoluer proche du fond où les poissons les trouvent naturellement. Pour les imitations de pupes de sedges, c’est le dubbing naturel ou synthétique qui est le plus souvent utilisé. Les hameçons du n° 8 à 14 doivent posséder une hampe longue. Le spectre de couleurs est très large et varié.

Les nymphes de perles ressemblent pour beaucoup à celles d’éphémères. La différence réside principalement dans la tête beaucoup plus grande chez les perles, la présence des fourreaux alaires et uniquement deux cerques. Elles sont généralement plombées, montées sur hameçons n° 10 à 18, avec comme coloris dominants le marron, le roux et le vert olive.



Le matériel spécifique

Une canne semi-parabolique, voire à action de pointe, plutôt longue, de 8 à 9 pieds, pour pouvoir mieux contrôler la dérive de la nymphe est la mieux adaptée pour cette pêche. Elle s’utilise avec une soie n°4 ou 5 WF. Dans la majorité des cas, elle est flottante mais dans certaines situations où l’on est obligé de pêcher dans des zones très profondes, il peut s’avérer utile de posséder un modèle flottant à pointe plongeante.

Le bas de ligne joue un rôle essentiel dans la pêche à la nymphe. Sa longueur et son diamètre dont dépend pour beaucoup la présentation de l’artificielle, sont déterminés entre autres en fonction de la pression de pêche, de la profondeur du poste, de la clarté des eaux, de la vitesse du courant, des conditions météo (bonne ou mauvaise luminosité)… En règle générale, ils sont plutôt longs, 4 à 5 mètres. La pointe, elle aussi, est plus fine et plus longue qu’avec les autres techniques : 1 à 2 mètres en 10 à 14/100. Pour ceux qui réalisent leurs bas de ligne, il est conseillé d’utiliser pour les gros diamètres un nylon dur, sans mémoire de type « Maxima », tandis que pour les diamètres plus fins un nylon souple tel le « Quartz » de Mitchell.


Le posé et la dérive

Le lancer parachute est celui qui se prête le mieux à ce type de pêche de part sa grande discrétion. De plus, il rend possible de longues dérives ainsi qu’une immersion rapide de la nymphe. Après quelques faux lancers verticaux, le posé est réalisé sans marquer d’arrêt lors du shoot avant. Le bas de ligne ayant soudainement perdu sa vitesse initiale ne se déplie pas, mais demeure en zigzag. La nymphe par son poids tombe à la verticale, tel un parachute. Il est important d’effectuer le lancer suffisamment en amont pour laisser le temps à la nymphe de couler avant d’arriver devant le poisson convoité.

La nymphe doit évoluer dans le courant sans le moindre dragage, elle doit passer dans la bonne veine d’eau, celle qui amène naturellement la nourriture au poisson. La difficulté réside dans la présence dans l’eau de différents courants, en général ceux de surface sont plus forts que ceux proche du fond. Il faut donc éviter que la soie se trouve devant la nymphe en corrigeant en permanence sa trajectoire par des mendings réguliers. La prospection s’effectue de façon progressive, en débutant proche de soi et en s’éloignant de plus en plus au fil des lancers.



L’animation et le ferrage

Dans la pêche à vue, ce n’est pas la nymphe qu’il faut fixer des yeux comme c’est le cas avec la mouche sèche, mais la truite. La connaissance parfaite de son comportement alimentaire est souvent la clé de la réussite. L’observer attentivement pendant quelques dizaines de minutes avant de se mettre en action n’est jamais du temps perdu. Bien au contraire, cette analyse nous aide à déterminer la veine d’eau nourricière, les insectes dont elle se nourrit et la façon dont elle s’en saisit, de quel côté elle les attaque, à quelle profondeur…

Une fois en action, c’est donc toujours le poisson qu’il faut observer. L’animation qui s’opère essentiellement lorsque la mouche s’approche du poisson, afin de lui attirer l’attention, doit reproduire le comportement de la nymphe qui nage plus ou moins rapidement. quel moment précis faut-il ferrer? Voilà une nouvelle difficulté majeure de la pêche à la nymphe. Rares sont les tirées, les secousses qui indiquent la touche. Très souvent c’est uniquement un écart à peine perceptible, une montée ou une descente, la bouche qui s’ouvre laissant apparaître la fameuse tâche blanche… Pour résumer, chaque mouvement du poisson est immédiatement accompagné d’un ferrage.


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